Histoire de Roger: LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES ...

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roger
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LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES NATURISTES
par Roger Schaeffer
Chapitre dix-neuf

Papa tira une chaise et m’invita à m’y asseoir. Il prit place à côté. Denis et son père s’installèrent en face. Je ne sais pourquoi, mais j’eus l’impression dans les années suivantes que cette façon de faire introduisait Denis et moi dans le cercle des adultes. Ma mère, après avoir servi l’expresso aux plus vieux et du chocolat chaud aux enfants alla s’asseoir au bout de la table.

Papa garda un moment le silence comme s’il voulait démontrer que nous avions une discussion sérieuse à tenir. Il faisait toujours cela. Il versait du sucre dans son café, tournait sa cuillère plusieurs fois dans un sens et ensuite dans l’autre, approchait la tasse de ses lèvres, soufflait sur le liquide puis reposait la tasse sans boire. Il prenait alors une bonne respiration et parlait.

– Il y a quelques semaines, le rédacteur aux pages culturelles du journal m’a convoqué. Il voulait que je change de style. Mes vieux pêcheurs, mes capitaines de chalutiers, c’était un peu dépassé, selon lui. Fini la nostalgie. Il exigeait du neuf. L’été avec le soleil, la chaleur, me disait-il, il fallait réveiller le lecteur, l’exciter et quoi de mieux que lui montrer de la peau, des seins et des fesses (en entendant ces mots, Denis et moi, on se regarda en rougissant). C’est sûr, ajouta le rédacteur, nous sommes un journal très conservateur. N’oublions pas que c’est un curé qui a fondé cette feuille. Notre lecteur, c’est un couple avec enfants. Mais justement le naturisme, c’est exactement cela. C’est de la peau, mais dans le cadre familial. Puis il a déposé devant moi un paquet de vieux magazines en me disant : allez, écrivez-moi quelque chose avec les mots soleil, naturisme et famille dans le titre.

Papa s’arrêta, se leva pour prendre sur une tablette une pile de revues, les posa sur celle que le père de Denis avait amenée et tout en restant debout, il déclara en montrant l’article du cahier tourisme.

– Et c’est ça que ça a donné.

Puis il se rassit et se tourna vers Denis.

– La revue que tu as trouvée fait partie de la documentation prêtée par le journal. J’avais parlé à ton père de mon article. J’étais plutôt gêné d’écrire sur un tel sujet et je cherchais de l’aide. Je ne pouvais pas mieux tomber. Comme tu le sais, Denis, ton père est originaire de Perpignan et jeune homme il avait connu des collègues et des amis naturistes. Nous avons travaillé l’article ensemble.

Le père de mon copain prit la suite en se tournant vers son fils.

– J’ai parlé à ta mère de cette philosophie au début de notre mariage, mais elle était contre. Elle ne voulait même pas en discuter. Quand elle est décédée, j’y ai repensé, mais tu commençais à grandir. Tu étais devenu un préado en pleine transformation. J’avais peur que cela te choque.

Parler de sa mère était un sujet sensible pour Denis. Ses yeux se remplirent d’eau. Il se réfugia dans les bras de son père.

Le mien reprit la parole.

– Le fait de travailler sur un tel sujet pendant des jours et des jours, lire toute cette documentation, tout cela m’a également attiré. Ce n’est pas seulement de la nudité. Il y a aussi une convivialité plus manifeste entre les gens, un plus grand respect, une simplicité de vie. Finalement je ne serais pas contre de faire de l’hébertisme. J’ai quelques kilos à perdre. Et toi itou mon garçon. (il pinça mon bourrelet aux hanches) J’en ai parlé à ma tendre moitié. Elle a lu la majeure partie des sujets.

– Oui c’est vrai. Il y a de très bonnes recettes pour le contrôle du poids là-dedans.

On se mit à rire tous ensemble puis on se retourna vers papa.

–  Pour les autres articles, elle était moins enthousiaste. C’est surtout en pensant à toi qu’elle s’inquiétait. Ce n’est pas le meilleur temps à l’adolescence pour aller se promener les fesses à l’air. Pourtant vous nous avez prouvé avec votre petite virée en vélos que ce n’était pas vrai. Alors?

Je regardais mon père avec une hésitation et d’une voix à peine audible, je lui relançai.

– Alors quoi?
(à suivre)
p. s. Merci Arkayn, c’est super gentil de m’encourager. Je m’aperçois que Dale Carnegie avait raison : les encouragements sont une nourriture indispensable aux êtres humains. Ça et les câlins.
Normalement la découverte de l’article du journal était le punch de l’histoire à l’origine. J’avais cette histoire dans la tête depuis quelques années. J’en avais parlé à mon frère, mais d’autres projets d’écriture plus sérieux avaient la priorité. Cette histoire ne devait faire que quatre ou cinq pages. C'est vous tous qui avez poussé mon imagination à en produire près de vingt. Là j’essaie de décélérer, mais je n’ai plus de frein. Mille idées me viennent à l’esprit. Le soir, je relis la page de la veille et les personnages peuplent mes rêves. Le matin, ils me pressent de leur donner vie.
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Amiel
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Message par Amiel »

Lâche pas Roger c'est pas l'imagination qui te manque, après celle-ci tu peux continuer avec d'autres.

C'est du bonbon ! :sourire:
Le naturisme c'est: Vivre nu et profiter du bonheur que nous apporte le moment présent.
Claude Boucher, Vice-Président du Groupe Naturiste de Montréal (GNM) qui est responsable des activités FQN pour la grande région de Montréal
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Bennu
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Message par Bennu »

Félicitations Roger! On en veut à chaque jour! :thumbsup:
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roger
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Message par roger »

LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES NATURISTES
par Roger Schaeffer
Chapitre vingt

Papa se racla la gorge.

– Vois-tu mon garçon, ta mère et moi, après la lecture de toutes ces revues, nous nous sommes demandés?

Maman leva le doigt pour l’interrompre.

– Tu veux plutôt dire, chéri, que tu t’es posé la question, toi tout seul en premier.

Mon père esquissa un sourire.

– Oui, c’est juste. Je me suis demandé si on ne pourrait pas tenter tous les deux, ta mère et moi, une expérience sur cette fameuse plage des Chevrets. Nous ne sommes pas vraiment prudes.

Cela c’était vrai. Mes parents ne se cachaient pas devant nous. Tous les soirs, je voyais mon père tout nu prenant sa douche. J’attendais moi-même sans aucun vêtement, assis sur un tabouret. Le matin, c’était pareil. Je me brossais les dents, accoté à l’évier tandis qu’il se rasait. Je ne m’étais jamais posé de questions : c’était logique d’être à poil pour se laver. Par contre cela se faisait seulement dans cet endroit. Je m’imaginais mal voir mon père nu en dehors de ce cadre.

Pour ma mère, c’était pareil. Lorsque je revenais de l’école, souvent je la surprenais prenant un bain moussant pour se relaxer. Nous montions, mon petit frère et moi, avec notre chocolat chaud pour lui parler de notre journée, assis sur le bord de la baignoire. C’était tout simplement normal. Par contre, depuis que j’étais au secondaire, je le faisais moins souvent.

Là, l’idée de mon père, c’était d’élargir la zone de nudité au monde extérieur. Il continua donc sa réflexion.

– Comme vous nous avez devancés dans la pratique de la chose, je me demandais si nous ne pourrions pas y aller en famille. Qu’en penses-tu, toi Denis?

Mon copain était rouge et n’osait même pas regarder mon père. Je dus l’aider.

– Papa! Denis, Michel et moi, hier, c’était de la curiosité. On espérait juste voir des filles.

– Vous vouliez vous rincer l’œil si je comprends bien. Et en avez-vous eu pour votre argent?

C’était difficile de le nier. J’avais passé les deux plus belles heures de ma jeune existence à lorgner quatre jolies adolescentes et à voir la photo de Denis, dans le journal, sautant pour rattraper la balle, il affichait le plus grand des bonheurs.

– Mais vous avez dû admirer des adultes aussi. Tiens! Monsieur Helgouarch par exemple.

Denis et moi, on se regarda et on éclata de rire.

– Ouach! Il est poilu comme un ours. Mais ouf! Heureusement il avait posé un journal sur ses genoux pour cacher son truc. La prochaine fois que je serai convoqué à son bureau, j’aurai juste à me souvenir de lui nu pour déstresser.

– Arrange-toi plutôt pour ne pas être invité à son bureau, mon grand. Mais à part lui, vous avez dû en voir d’autres des messieurs comme votre directeur ou des madames jeunes ou vieilles, grosses ou minces.

– Oui des gens ordinaires comme dans la revue. C’était assez décevant. D’un autre côté, cela est rassurant pour nous autres, pour notre estime personnelle. Heureusement pour compenser j’ai rencontré Karen puis Armelle.

– Armelle?

Denis crut bon de me trahir.

– C’est sa nouvelle petite amie.

Bien sûr, je le fusillais du regard tout en piquant mon plus beau fard. Mais mon père embarqua dans la blague.

– Au moins mon fils, quand il se mariera «n’achètera pas chat en poche», un avantage du naturisme.

Ce fut le grand rire général.

– Mais tout cela ne nous dit pas : allez-vous nous accompagner à la plage?

Ma mère l’interrompit

– Si vous ne le faites pas, j’en connais au moins un qui se fera un plaisir de nous servir de guide.

Nous nous retournâmes. Maman regardait vers le bas de l’escalier : mon petit frère, les yeux encore endormis, tenant son ourson, mais surtout nu comme à sa naissance nous fixait le sourcil froncé. Nous avions réveillé le premier naturiste de la famille.
(à suivre)
p. s. Je vais en décevoir plusieurs, car demain j’ai écrit une conclusion à cette première aventure des trois mousquetaires. Par contre, dès après-demain vous aurez une histoire qui se passe au Québec et qui est écrite depuis quelques années.
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roger
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Message par roger »

LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES NATURISTES
par Roger Schaeffer
Chapitre vingt et un

Mon petit frère ne se sentit pas du tout intimidé par les regards fixés sur lui. Il se dirigea tout naturellement vers ma mère, se laissa câliner un court instant par elle puis quand il découvrit mon bol de chocolat, il se précipita pour s’en emparer. C’était tout lui. Pendant qu’il embarquait sur mes genoux, je réfléchissais à la question posée par mon père. Je trouvais que le naturisme en famille, c’était une grosse pilule à avaler.

Lorsque nous nous dénudons dans une pièce, nous avons les murs qui limitent notre angoisse, qui nous protègent, comme un vêtement d’une certaine façon. Il y a aussi l’éclairage artificiel plus diffus que la lumière naturelle. Mais au-dehors, c’est le grand espace, l’éclat du soleil, le grand vide. Quelques mois plutôt, en avril, Youri Gargarine venait d’ouvrir la course à la conquête spatiale et mon personnage de bande dessinée préféré était à cette époque un cosmonaute du futur. Il s’appelait Tony Sextant. L’extérieur de la maison correspondait maintenant pour moi aux grands espaces interstellaires.

À la plage, la veille, nous avions été comme expulsés de notre zone de confort par la sortie de mon petit frère et surtout par l’apparition de Philippe «monsieur parfait». L’eau de mer nous faisait comme une protection. Il m’avait fallu agir et je l’avais fait sans penser plus loin. En fait, le seul élément de ma réflexion, à ce moment dramatique, c’était mon slip. Je ne pouvais pas sortir de l’eau, vêtu de ma petite culotte. Entre la nudité et le ridicule, j’avais préféré la nudité.

Toutes ces réflexions se bousculaient en vrac dans mon esprit et je ne cherchais dans ma tête qu’une bonne excuse pour répondre à mon père. Je le fis.

– Papa, je crois que ce serait mieux que vous fassiez votre expérience à la plage sans nous, comme nous l’avons fait.

Je vis un éclair de soulagement dans les yeux de Denis. Je continuai.

– De toute façon Denis et moi nous avons beaucoup à faire pour le spectacle.

Mon père esquissa un sourire ironique.

– Est-ce le spectacle ou bien la belle Armelle qui t’occupe l’esprit? Mais parlant de spectacle, tu n’oublies pas que nous aussi nous sommes invités chez monsieur Helgouarch. En n’allant pas à la plage avec nous, tu ne fais que reculer l’échéance de quelques semaines.

Je souris.

– Oui, je sais. Quand nous serons rendus à la rivière, nous déciderons si nous la traversons ou pas.

Ma mère éclata de rire. Je venais de resservir à mon père l’une de ses phrases préférées.

Je concluais en souriant.

– N’ai pas peur, mon cher papa. Disons que la réunion chez le directeur, c’est une tout autre histoire.


Maman crut bon d’ajouter.

– Et votre ami Michel? Qu’est-ce qu’il devient dans tout cela? Allez-vous faire une croix sur votre belle amitié?

J’esquissai une grimace, car la nuit dernière, je n’avais pas fait que penser à Armelle. J’avais imaginé aussi un avenir aux trois mousquetaires et j’avais même anticipé un rôle hypothétique pour Michel dans le spectacle de Karen. Je regardais le père de Denis. Il avait lui aussi son rôle à jouer dans une prochaine aventure des trois mousquetaires. Enfin la fameuse réunion de tous les naturistes chez monsieur Helgouarch allait être, j’en étais sûr, un événement inoubliable.

Je posais ma main sur celle de mon père qui allait enfin prendre une gorgée de café puis je tendis le bras vers ma mère et je m’écriais.

– Non, non, croyez-moi. L’histoire n’est pas finie.

Et je fis un gros câlin à mon petit frère que j’adorais.
(fin)
p.s. Je ne suis pas satisfait de cette conclusion. Si je reprends l'histoire, je vais retravailler en profondeur cette fin. C'est le problème d'écrire en feuilletons. On ne peut pas rajouter dans un chapitre précédent un détail qui pourrait nous servir plus tard. Par contre, c'est un exercice excitant. Chaque matin, on doit livrer la marchandise. Merci beaucoup de m'avoir permis de le faire.

Je vais réfléchir à une suite. Il y a beaucoup d'éléments à exploiter. En particulier j'aimerais bien faire vivre à mes personnages la création d'un club naturiste. Cela pourrait servir ici au Québec où il n'en existe pas vraiment. Les campings sont privés et la supposée fédération n'est qu'un point de service.

Demain, je publie une histoire déjà écrite. C'est une imitation des romans Harlequin. Vous allez voir cela. Merci encore.
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Arkayn
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Re: Histoire de Roger: LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES ...

Message par Arkayn »

Bravo, Roger.

C'est pour cela aussi que je préfère livrer un récit "clef en main". Je peux modifier à loisir jusqu'à ce que je sois satisfait. D'ailleurs, j'ai en tête une anecdote survenue dans une autre colo... mais chut !

C'était ton premier feuilleton. Le prochain sera encore mieux.
:thumbsup:
La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, certains brillent en société... jusqu'à ce qu'ils l'ouvrent !
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bobettebob
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Message par bobettebob »

roger a écrit :Chaque matin, on doit livrer la marchandise. Merci beaucoup de m'avoir permis de le faire.

Demain, je publie une histoire déjà écrite. C'est une imitation des romans Harlequin. Vous allez voir cela. Merci encore.
Prend ton temps. Je veux dire, prend en note générale la direction que tu veux prendre avec l'histoire et les personnages, et attend d'être rendu à la rédaction de la page 4 avant de publier la première. Lorsque tu vas te relire avant la publication, c'est assuré qu'il y aura des ajouts, ajustements et corrections à apporter.

Perso, je suis adepte du binge-watching. J'accumule des épisodes de série télé sur mon enregistreur puis je me tape en rafale la 1re partie à la mi-saison, ou encore sur Netflix. L'an dernier, j'ai gobbé les 263 pages de la BD naturiste Loxie et Zoot en une semaine (merci Cor pour la VF !). Bref, j'ai lu genre les 10 premiers chapitres de ton histoire en une soirée, et j'ai lu le reste hier, le dernier ce matin. On en demande encore plus.

J'me demande bien quelle était la distance approximative à vélo en km entre la maison et cette plage naturiste...
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roger
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Re: Histoire de Roger: LES TROIS MOUSQUETAIRES CHEZ LES ...

Message par roger »

Pour ce qui est de la distance entre le quartier des fours-à-chaux à Saint-Servan et le quartier de la Guimorais qui se trouve sur le territoire de Paramé, j’ai vérifié sur Google Map, il y a environ 13 kilomètres.
Par contre, il faut que tu saches que cette histoire est une pure fiction. J’ai commencé à être naturiste que vers l’âge de 16 ans après la mort de mes parents. La description que je fais d’eux est un vrai fantasme. Ils étaient tout le contraire de ce que je décris là. Je ne suis pas sûr que la plage des Chevrets était naturiste à l’époque et je ne pense pas que le journal très conservateur aurait publié un article sur le naturisme en 1961. Aussi bizarre que cela soit, je ne suis allé à cette plage que tout dernièrement (2 ou 3 ans) avec des membres de ma famille, en hiver, juste pour voir.
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